Les leaders étudiants français ont annoncé la poursuite des manifestations le lundi 26 octobre, malgré les « mesures concrètes et fortes » promises par le président Emmanuel Macron. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté les interventions gouvernementales aux représentants étudiants. Louis Letoublon, porte-parole, a déclaré que toutes les demandes n’ont pas été acceptées et que la mobilisation se poursuivra, comme l’a rapporté France 24.

Les concessions prévoient des investissements d’un milliard pour les campus universitaires et de quatre milliards en prêts pour la rénovation des écoles. Sont prévues la réforme de la plateforme Parcoursup (d’ici 2028), l’ouverture de 15 000 nouvelles places et un plafond sur la taille des classes. Le ministre de l’Éducation, Edouard Geffray, a souligné la nécessité d’« alléger la pression sur le système éducatif ».

Les protestations, étendues aux syndicats et aux Gilets Jaunes, mettent sous pression le gouvernement minoritaire. Marine Le Pen est renforcée, en tête d’un sondage de dimanche pour les élections présidentielles. Macron, après avoir inspecté les dégâts le 26 octobre, a prévu de nouveaux désordres et une manifestation nationale le 5 novembre.

Les désordres causent des dommages économiques : Alain Di Crescenzo de CCI France a signalé des baisses de ventes pour les magasins fermés après la violence du 17 octobre. Le ministre Laurent Nuñez a annoncé 1 435 arrestations lors des manifestations de samedi, signalant des affrontements entre des bandes d’extrême droite et des activistes d’extrême gauche.